Courir à  jeun, bien ou mauvais pour la santé

mai 11, 2016

by — Posted in Course à  pied, Non classé


Courir à  jeun.  La formule semble paradoxale, puisqu’il est évident qu’il faut de l’énergie pour courir, qui vient bien sûr des repas. Mais l’exercice présente certains avantages, que certains ont adoptés. Il comporte aussi des risques toutefois, et de là  les nombreux débats sur le fait de courir à  jeun ou non. Nous avons recensé les principaux avantages que peuvent présenter les courses à  jeun, ainsi que leurs inconvénients majeurs, selon les profils des sportifs pris en considération.

Les avantages de la course à  jeun

Le premier attrait de la course à  jeun pour bon nombre de sportifs occasionnels, c’est qu’elle aide à  perdre quelques kilos. En effet, l’énergie consommée pendant l’effort de course provient essentiellement des réserves en glucides, plus rapidement consommables, mais à  défaut desquels, étant à  jeun, le corps va puiser dans les réserves de graisses. La course à  jeun apparaît ainsi comme un moyen, un peu radical, de nous faire perdre quelques grammes de graisses.

Toutefois, l’intérêt de la course à  jeun va bien au delà  des soucis d’amaigrissement. Par le fait qu’elle habitue l’organisme à  puiser dans ses réserves et à  travailler son endurance, la course à  jeun peut profiter aux sportifs pour lesquels l’endurance est justement un atout. C’est le cas des marathoniens et cyclistes notamment.

Enfin, la course à  jeun peut présenter un intérêt pour ceux dont les horaires de travail ne leur permettent pas de se poser pour un petit déjeuner traditionnel. Mieux vaut parfois courir le ventre vide, plutà´t que d’endurer les troubles digestifs résultant d’un petit déjeuner pris à  la va vite.

Les inconvénients de la course à  jeun

Malgré ses vertus amaigrissantes, et sur le plan de l’endurance, la course à  jeun peut occasionner certains désagréments physiques ponctuels ou à  long terme. Déjà , en cas d’abus, des coups de fatigue peuvent survenir pendant l’exercice, ou l’organisme se trouver en hypoglycémie. De plus, après une heure d’effort, et d’autant plus si on est à  jeun, l’organisme produit des corps cétoniques, qui sont proprement des déchets et dont nocifs en cas d’accumulation. Enfin, en cas d’abus à  long terme, la course à  jeun fait courir des risques de diabète et de problèmes rénaux. Au vu de tous ces inconvénients, quelques précautions s’imposent donc aux amateurs de cette discipline.

Précautions

Courir le ventre vide est en effet un réel défi pour l’organisme et pour lequel il importe de prendre certaines mesures. Déjà  ne pas trop en faire ou aller trop fort. Il est recommandé de ne pas dépasser les 80 % de la FCM en l’occurrence.

De plus, privilégier les parcours en boucles, ou du moins ne pas trop s’éloigner de « la civilisation » ce faisant, par exemple courir en forêt, au cas o๠il y aurait un problème. Le premier risque encouru dans une course à  jeun étant le manque d’énergie, on veillera non seulement à  bien s’hydrater, ce qui facilite la brûlure des graisses, mais aussi à  avoir sur soi quelque chose à  manger, ou ne serait ce que des dés de sucre pour répondre aux éventuelles défaillances. La veille d’une course à  jeun, on fera le plein de réserves à  travers un dîner riche en glucides. Et le jour même, on évitera de se jeter corps et âme sur la route tout juste après le réveil. Se donner 20 à  30 pour donner au corps le temps de bien se réveiller et au muscles d’être opérationnels. Et on prendra un grand verre avant de se lancer.

De plus, et on le rappelle, nul n’a besoin de forcer l’allure pendant une course à  jeun, qui ne devra pas se doubler d’une course contre la montre. Et donc, on gérera son effort en adoptant une allure et une foulée raisonnables. La fréquence sera d’une seule séance par semaine pour les sportifs occasionnels, et de 2 à  3 fois par semaine pour les professionnels, en tâchant bien sûr de les espacer.

Au demeurant, les courses à  jeun constituent un atout intéressant pour les sportifs assidus et professionnels qui, non seulement, ont des objectifs précis à  atteindre, mais sauront s’encadrer de toutes les conditions recommandées pour effectuer cet exercice en toute sécurité.  Pour les sportifs occasionnels, et les personnes désirant simplement perdre quelques kilos, consulter son diététicien, voire son généraliste auparavant, car la course à  jeun n’est vraiment pas faite pour tout le monde.

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Une pensée sur « Courir à  jeun, bien ou mauvais pour la santé »

  1. Moi j’évite au maximum de faire de gros efforts sans rien avoir dans le ventre. Le risque d’hypoglycémie n’est pas loin et je n’ai pas envie de tomber dans les pommes on ne sait oà¹. Et pour pouvoir faire des efforts, le corps a besoin, d’énergie.

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